Les bonnes résolutions d’une Marmotte freelance (1)

Cela fait bientôt deux ans que je travaille de façon indépendante. Entre les cours en face à face et sur Skype, la traduction, la relecture, et de temps en temps un peu de petsitting (si si!), j’ai eu un emploi du temps bien chargé, et malgré quelques moments de creux, l’expérience est pour l’instant réussie, tant sur le plan personnel que financier.

Ayant déménagé, je suis en train de relancer mon activité, qui redémarre vite et bien (ouf!) et cela m’a amenée à réfléchir sur ce que j’aurais aimé qu’on me dise au début, et surtout, avec le recul, à ce que j’aimerais changer à partir de maintenant. Bien sûr, je suis encore en train d’y travailler, et pour moi, il s’agira surement de mes résolutions pour 2017, que je vous présenterai au fil des semaines. C’est parti !

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  1. Apprendre à dire « non »

Parfois, surtout au démarrage, il est tentant d’accepter TOUS LES PROJETS. C’est normal, on vient de commencer, on cherche des clients, il y a le loyer à payer à la fin du mois, l’anxiété monte quand quelques jours s’écoulent sans coup de fil et sans e-mail de clients potentiels. On se retrouve vite prêt à travailler pour n’importe qui, dans n’importe quelles conditions, même si on ne le « sent » pas, même si on n’a pas vraiment envie de se lancer dans tel ou tel job.

Dans mon cas, ça veut dire accepter des cours sous-payés, loin de chez moi (donc temps de trajet et frais d’essence en plus!), ou alors chez des familles avec qui je « n’accroche » pas. Bien sûr, on n’est pas obligé d’être le meilleur pote de son client pour bien travailler avec, mais c’est quand même plus agréable, à mon sens, d’aller travailler pour des personnes qui me proposent gentiment un café, ou qui ne me regardent pas comme  si j’étais une extraterrestre quand  je demande si je peux passer aux toilettes à la fin du cours.
Ca peut aussi vouloir dire me lancer dans une relecture à l’arrache, le week-end, alors que j’ai déjà travaillé 15 jours d’affilé et que je suis épuisée. D’accord, ça me fera 200 euros de plus à la fin du mois, et oui, on ne va pas se mentir, à certaines périodes, ça fait du bien au budget. Mais est-ce que ça vaut vraiment le coût de repartir sur une nouvelle semaine en n’ayant pas eu de week-end, en étant fatiguée, désagréable, et en ayant l’impression de ne rien faire de qualitatif? Et si l’occasion se présente le week-end prochain de retravailler, est-ce que je saurai être raisonnable ?

Jusqu’à présent, la réponse à presque toujours été « non », principalement à cause de la peur que j’avais de manquer une opportunité, de décevoir un client, de me retrouver sans rien dans quelques semaines si je ne disais pas oui le jour-même. Je sais que je peux gérer un emploi du temps chargé, j’ai une bonne capacité de travail pour peu que je sois motivée. Mais quand je commence à tomber malade dès le premier coup de froid, et à vouloir dormir 10h par nuit, c’est peut-être qu’il faut lever le pied…

Avec l’expérience et le recul, j’ai appris à identifier les prospects avec lesquels ça n’allait pas forcément très bien se passer, souvent dès le premier coup de fil. J’ai aussi un peu plus de visibilité sur la charge de travail que je peux accepter. Ca ne veut pas dire que je n’aurai plus de moments extrèmement chargés (mine de rien, il y a toujours la question du loyer et du frigo à régler!) mais j’espère savoir mieux gérer ces périodes de rush, en y intercalant des moments plus calmes, et en sélectionnant mieux, quand c’est possible, les projets sur lesquels je vais travailler, quitte à passer à côté de quelque chose d’intéressant parce que je sais que je n’aurai pas le temps de m’y consacrer correctement.
Après presque deux ans en freelance, j’ai au moins appris une chose : dans mon domaine d’activité, il y aura toujours des clients. Et ce n’est pas parce que je dis « non » à quelqu’un aujourd’hui, qu’on ne peut pas s’arranger pour travailler ensemble dans quelques mois. Ca ne fonctionne pas à chaque fois, mais ça arrive, et c’est souvent avec ces clients compréhensifs et adaptables que j’ai les meilleures relations de travail Et quand on est enseignante, même si le téléphone reste silencieux pendant quelques jours, il finira toujours par sonner… à la réception du prochain bulletin scolaire !

 

 

 

 

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