Travail freelance : 5 choses que j’aurais voulu faire dès le début

Joyeux anniversaire… à moi ! Ou plutôt à mon statut auto-entrepreneur qui a fêté ses 2 ans le 1er avril (et, oui, j’ai choisi ma date d’immatriculation exprès!). Entre la danse de la joie et la coupe de champagne, j’en ai profité pour faire un petit bilan sur ces deux années de travail freelance. Le premier trimestre 2017 a été très chargé, avec beaucoup de projets qui se sont superposés, d’opportunités à saisir. Ce dimanche, j’ai profité de ma première journée sans travailler (pas de mail, pas de traduction, pas de préparation de cours) depuis le 1er janvier. Je suis donc assez épuisée, mais très contente parce que tout ce travail m’a permis de poser des bases pour une rentrée 2017 un peu plus cool sur le plan professionnel. Mon chiffre d’affaire a également fait un bond, et même si je sais qu’il y aura encore des mois difficiles, je vois bien que les choses ont décollé en ce début d’année, et je me sens plus confiante. Mon objectif pour l’année scolaire prochaine est de rester sur cette lancée, tout en ayant un équilibre vie privée-vie professionnelle un peu plus… équilibré (parce que jusqu’à présent il faut avouer qu’il était surtout non-existant!). Pour cela, je commence à réfléchir à des aspects de mon travail que je souhaite conserver et surtout modifier, ce qui m’a amenée à cette liste de mesures que j’aurais voulu mettre en place dès le début. J’espère que cela pourra vous intéresser, si vous souhaitez vous lancer dans le travail indépendant, ou si vous connaissez des freelances et souhaitez mieux comprendre comment ils gèrent ce mode de travail encore assez méconnu.

computer-2048983_1920

  1. Avoir un espace de travail dédié à son activité

J’aime mon bureau. C’est certainement un de mes endroits préférés dans notre nouvel appartement. Surtout après un an passé à travailler sur la table du salon ou sur mon lit. Ca n’aide pas à la concentration, et mon dos n’a pas apprécié non plus. En travaillant à la maison, je pense qu’il est important d’avoir son espace de travail, idéalement un bureau/atelier dédié, mais même un coin de table peut faire l’affaire. L’essentiel est de se créer de bonnes habitudes : lorsque je m’assois à mon bureau, je sais que c’est pour y travailler, et cela m’aide à me mettre dans le bon état d’esprit. En plus j’ai toutes mes affaires, mes livres de cours et mes documents à portée de main, ce qui est quand même plus pratique qu’un gros tas sous la table basse !

2. Se fixer un objectif financier

Qu’il soit mensuel, trimestriel ou annuel, il ne faut pas avoir peur de se fixer un objectif financier. Même la première année. La difficulté est de déterminer un juste milieu entre le réalisme et la recherche de challenge. Depuis que je me fixe un objectif financier annuel, assorti d’objectifs par trimestres, je suis motivée, et cela m’oblige à faire le point tous les mois, et à faire preuve d’honnêteté quand à la réussite de mes projets et au choix de mes priorités. Mon travail est assez saisonnier, avec des pics d’activité d’octobre à décembre, puis de février à début juillet. Il est donc important de savoir quand on va gagner de l’argent, et de planifier les périodes un peu plus compliquées financièrement.

3. Organiser et analyser ses données

Je déteste les maths. Et les chiffres. Et les tableurs excel. L’inscription quotidienne des paiements que je reçois dans mon tableau de comptabilité est certainement le moment de la journée que j’aime le moins (avec le vidage du lave-vaisselle). Pourtant, petit à petit, je m’y suis mise, et maintenant, je n’envisage pas ma vie professionnelle sans mes tableaux. Chaque début de mois, je calcule mon chiffre d’affaires prévisionnel. Je fais le point tous les trimestres pour voir où j’en suis de mon objectif financier. Tous les six mois, je regarde d’où me viennent mes clients, quel site ou message les a convaincu de me contacter, combien me rapporte telle annonce… Bien sûr, ce temps passé à analyser des chiffres représente du travail supplémentaire, mais il permet aussi de prendre des décisions en y voyant clair et en se sentant en confiance.

4. Fixer ses tarifs et les assumer

La semaine dernière, j’ai claqué la porte d’un client potentiel, qui, après avoir passé 1h avec moi à discuter de cours de français pour sa fille, à regarder ses bulletins, ses copies, à décider des horaires, m’a annoncé que « ok, il veut bien m’embaucher, mais il va falloir aligner mes prix sur ceux de la voisine, qui est étudiante et demande 15 euros de l’heure ». Le monsieur devait penser qu’il s’agissait d’une manoeuvre de négociation très subtile. J’espère qu’il sera content des services de la voisine.
Quand j’ai commencé à travailler de façon indépendante et à rencontrer des clients, le moment qui me mettait le plus mal à l’aise était la discussion du prix. J’avais toujours la voix qui tremblotait un peu, et j’avais du mal à assumer de demander « autant » pour mon travail.  Avec le recul, je sais que je n’aurai pas du accepter certaines missions, trop peu payées, avec des trajets interminables, ou tout simplement avec des clients tellement désagréables ou stressants que l’idée d’aller les voir me gâchait ma journée. Evidemment, c’est plus facile à dire maintenant que j’ai un peu plus d’expérience, que je comprends mieux mon marché et mes clients et que je sais  ce que chaque heure de cours me prend comme temps et comme énergie. J’ai pris l’habitude d’expliquer mes tarifs, j’ai dévelopé un argumentaire. J’ai aussi appris à dire non, même quand ça veut dire perdre une opportunité. Mon temps est précieux, je n’ai pas envie de le passer en voiture ou à ruminer parce que je n’ai pas su négocier un prix convenable. De même, le temps de mes clients est tout aussi important, et ils n’ont pas envie de le passer avec une prof crevée ou de mauvaise humeur.

5. Se fixer des horaires… et les respecter ! 

Il y a toujours des périodes chargées dans la vie d’un freelance, des moments où on se retrouve avec tellement de travail qu’on a l’impression qu’on ne va pas s’en sortir et que notre vie se passe à notre bureau. Il est aussi facile de se laisser envahir par l’idée qu’il faut qu’on fasse tout, tout de suite, pour s’assurer un chiffre d’affaire suffisant, trouver assez de clients… Je le sais parce que je le vis quasiment quotidiennement. Parfois, quand le téléphone ne sonne pas pendant une semaine, je commence à me sentir anxieuse, alors même que mon emploi du temps est archi-plein, et que si quelqu’un appelait pour des cours, je ne pourrais pas trouver le moindre créneau. Comme mes horaires changent d’une semaine sur l’autre, je prends un moment tous les dimanches pour me fixer des plages pendant lesquelles je m’interdis de travailler. Il peut s’agir de deux heures le matin avant d’aller en cours, d’une demie-journée en milieu de semaine, d’un dimanche où je m’efforce de ne pas consulter mes mails. Ce n’est pas toujours facile, mais j’essaie vraiment de mettre en place et préserver ces moments de pause.

Voilà, j’espère que cet article vous aura plu ! S’il y a d’autres aspects du travail à la maison que vous souhaitez connaître, n’hésitez pas à m’en faire part en commentaire ! 

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s