DAEFLE et formation à distance – S’organiser et être productif

En juillet, j’ai reçu par la poste un colis plutôt volumineux et lourd, qui contenait mes livres de cours pour ma formation au CNED. En l’ouvrant, j’ai un peu revécu l’enthousiasme de la rentrée scolaire (oui, désolée, moi j’aimais bien!), le choix et le rangement des fournitures dans le cartable, l’odeur du papier neuf… Sans le stress de me demander ce que j’allais porter à la rentrée ou si mes copains seraient dans la même classe que moi, ce qui était quand même plutôt cool.
Mais se mettre au boulot sans avoir de prof pour regarder par dessus son épaule ou d’évaluation pour se motiver peut être un peu difficile. Alors que j’ai envoyé mon dernier devoir juste avant la date limite du 30 mars, je suis encore en train de paufiner mes fiches et de récupérer un peu de retard sur mes cours, mais dans l’ensemble, je suis quand même contente de la façon dont je me suis organisée, et j’espère que ces quelques conseils pourront vous être utile !

Pour retrouver le début de la série c’est ici :
DAEFLE et formation à distance – Se lancer

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  1. Avoir un plan.
    La première chose à faire, bien sûr, est de s’organiser. J’ai commencé par compter le nombre de semaines que j’avais à ma disposition pour terminer les cours et rendre les devoirs (donc de mi-juillet à fin mars à peu près). Puis j’ai comptabilisé toutes les séquences de tous les cours, et j’ai fait un tableau en indiquant quelles séquences je devais travailler chaque semaine pour être au point à la date limite. Je me suis même laissée un peu de marge, au cas où, et finalement j’ai plutôt bien fait ! J’ai ensuite regardé tous les devoirs à rendre, et à quel moment (après avoir travaillé quelle séquence) il était conseillé de les faire, pour les ajouter à mon planning. J’ai fait celui-ci dans mon Bullet Journal, mais sur un tableau excel ou même en alignant des post-it sur le mur de votre bureau, ça marche aussi !
  2. Savoir le modifier régulièrement.
    Bien sûr, pendant 10 mois, tout ne s’est pas passé exactement comme prévu. Il y a eu des périodes au cours desquelles j’ai pu avancer bien plus que ce que je pensais, et d’autres où je ne touchais pas à mes livres pendant plusieurs semaines, surtout par manque de temps. Mon planning initial a donc été modifié plusieurs fois pour tenir compte de ces différents aléas, mais dans l’ensemble j’ai quand même réussi à être à peu près à l’heure quand la deadline est tombée.
    J’avais aussi sous-estimé la densité (et, pour être honnête, l’ennui profond) de certains modules. La vingtaine de séquences de Didactique m’auraient poussée à me taper la tête dans le mur si je n’avais pas intercalé des séquences d’autres matières entre deux. Je n’avais pas prévu autant de variété dans mon premier plan, mais au final ce changement m’a remotivée!
    Dans tous les cas, je me suis servie de mon planning, toutes versions confondues, pour me donner une idée du travail à accomplir, me rassurer ou me donner des coups de pieds au derrière selon mon niveau d’avance/de retard, et même si cela paraît un peu fastidieux à faire au début, ça m’a vraiment été très utile !
  3. Profiter des périodes creuses. 
    Comme beaucoup de monde, j’ai fait la formation tout en travaillant à temps plein. Il m’a fallu pas mal de motivation et d’organisation pour arriver à tout faire. J’ai la chance (enfin ça se discute!), d’avoir des périodes plus creuses au cours de l’année, mais elles sont difficiles à prévoir.
    En effet, j’ai constaté que pour moi, janvier est une période plutôt creuse dans le secteur des cours particuliers, et je m’attendais à pouvoir travailler à ce moment-là. Sauf que nous avons emménagé dans une zone où les lycées organisent des bacs blancs de français fin janvier et début février, et j’ai donc eu la chance de pouvoir reconstituer très rapidement ma clientèle. Bien sûr, je ne vais pas m’en plaindre, mais ça a rendu difficile de suivre ma formation à côté du travail. Heureusement, j’ai pu me mettre à ma formation assez tôt, et en juillet et août j’avais déjà plus d’un mois d’avance sur mon planning initial, ce qui m’a permis de négocier les périodes plus chargées sans trop de stress. Du coup, je suis très contente d’avoir su profiter des périodes creuses et d’avoir su me motiver certains week-ends à mettre le nez dans mes bouquins, parce que si je n’avais pas eu l’occasion de le faire, j’aurais été bien embêtée par la suite !
  4. Connaître son rythme et son mode de travail. 
    Qu’il s’agisse d’une formation à distance ou d’un travail à domicile, je pense qu’une des choses les plus importantes pour rester motivé et efficace est de bien connaître son rythme de travail. Certaines personnes apprennent ou travaillent mieux à certains moments de la journée, d’autres ont besoin de plus de temps pour analyser les informations.
    Personnellement, je suis plus performante le matin, je sais que je travaille mieux par tranches de 45 minutes maximum, et que j’ai intérêt à travailler vite car j’ai des soucis de concentration et des migraines quand je ne m’écoute pas assez à ce niveau. J’admire les personnes qui sont capables de rester des heures concentrées sur un projet, mais j’en suis absolument incapable, donc j’ai appris à faire avec. Ma stratégie pour contourner ces problèmes a donc été de devenir très efficace et de saisir toutes les opportunités de placer une séance de révision dans mon planning.
    De fait, ma formation s’est souvent faite par bribes de 15 ou 30 minutes, entre deux appels Skype, dans ma voiture entre deux cours, debout devant le comptoir de ma cuisine en attendant que mon repas cuise… J’ai bien conscience que ce n’est pas très conventionnel, et qu’il est souvent conseillé d’avoir un espace de travail bien défini, mais pour moi ça a plutôt bien fonctionné.
    Chaque personne aura une façon de travailler différente, et essayer de rentrer dans un modèle qui ne vous convient pas sera forcément contre-productif.
  5. Etre régulier.
    Je pense ne pas être la seule à trouver que pour apprendre, il vaut mieux travailler 15 minutes par jour, tous les jours, plutôt que d’y passer trois heures d’affilée le week-end. En tout cas de mon côté ça fonctionne bien pour le yoga et l’apprentissage des langues étrangères.
    Travailler régulièrement et par sessions courtes permet de diviser les tâches en petits objectifs plus faciles à réaliser, de créer des habitudes et de la répétition, ce qui aide à mémoriser. Et puis je trouve que « bon, quand je rentre à la maison, je fais 20 minutes de CNED » est plus facile à mettre en oeuvre que « samedi, je passe la matinée sur mes cours »…

Voilà, rien de très original, mais  si vous êtes en train de faire une formation par correspondance, ou envisagez de vous lancer, j’espère que ces conseils pourront vous être utiles!

A bientôt !

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